Les filières de valorisation

Les métaux - Gisement

Les déchets métalliques proviennent d’activités professionnelles très différentes. En effet ils peuvent provenir d’activités de pose, comme par exemple de rails métalliques utilisés dans le cadre des systèmes plaques de plâtre sur ossature, d’opérations d’entretien comme le changement de gouttière, de réparations d’appareils électriques et électroniques, et plus globalement d’opérations de rénovation et/ou de déconstruction.


Cette hétérogénéité se retrouve aussi dans la nature des déchets métalliques que l’on va trouver dans le gisement. A titre d’exemple, on peut citer :

  • - des chutes de pose et de fabrication (plomberie, gouttière, robinetterie…)
  • - des structures et charpentes métalliques provenant de démantèlement d’usines industrielles
  • - des produits et résidus électroniques issus de démontage de D.E.E.E.
  • - des câbles électriques
  • - mais aussi des produits usagés (véhicules hors d’usage, appareils électroménagers abandonnés …) qui sont des produits exogènes au bâtiment mais qu’il va falloir traiter.

Pour classifier les déchets métalliques, on peut tout d’abord considérer deux catégories:

Les déchets de métaux ferreux

ou appelés plus familièrement les ferrailles. Ils sont constitués uniquement de fer, de fonte ou d'acier.

Il existe une grande variété d'aciers. Dans le secteur du bâtiment, les aciers principalement utilisés sont :

  • - les aciers de construction dits soudables, c'est-à-dire ceux qui constituent les canalisations, les tuyauteries et leurs accessoires, les équipements sous pression (appareils à pression, corps de vannes, clapets, soupapes, etc.) et les réservoirs de stockage,
  • - Mais aussi les aciers dédiés à la construction métallique (ouvrages métalliques, ponts, charpentes, racks, garde-corps, …).

Le gisement national de déchets de métaux ferreux est de 11,5 millions de tonnes par an et le taux de récupération est de l'ordre de 85%. Le gisement se répartit comme suit :

  • - 2.2 millions de tonnes de chutes issues de la sidérurgie,
  • - 2.2 millions de tonnes provenant des usines de transformation,
  • - 7.1 millions de tonnes provenant de la récupération (chiffres de 2008) mais il n’existe aucune donnée fiable quant à la part provenant du secteur du BTP.

Le taux de recyclage atteint 100% pour les ferrailles neuves (de la sidérurgie et des usines de la transformation) et 70 % pour les ferrailles issues des produits en fin de vie.

Les métaux non ferreux :

ils comprennent tous les autres métaux à l'exception des alliages ferreux (fontes et aciers). Les plus répandus sont le zinc (gouttières, bardages), le cuivre (câbles électriques et téléphoniques, tuyauterie), l'aluminium (câbles, profilés de menuiserie, couverture de toiture, rideaux de séparation).

Plus de 900 000 t de métaux non ferreux sont recyclées en France chaque année. Le taux de récupération est très élevé, près de 95 % de la ressource, ce qui peut s’expliquer par la valeur monétaire de ces déchets.

Les déchets métalliques constituent un tonnage très important. Ceux provenant du bâtiment n’ont jamais été évalués et aucune donnée n’est disponible à ce jour. De plus une collecte informelle se développe sur les chantiers. En cette période de crise, de nombreuses personnes s’adonnent à la récupération des déchets présentant une certaine valeur.