Les filières de valorisation

Le plâtre - Valorisation et recyclage

La valorisation potentielle est à chercher principalement dans les applications courantes. Pour le plâtre il n’existe que 3 applications importantes, l’agriculture, la fabrication du ciment et de manière dominante la fabrication des plaques, carreaux et enduits à base de plâtre

La voie agricole

Le gypse ou plâtre est depuis toujours utilisé en agriculture, soit en amendement des sols, soit en mélange avec du compost. On utilise le gypse pour ses propriétés de séquestration du sodium sur les terres devenues salines. Ce type d'amendement permet de rendre à nouveau cultivables des terres devenues quasiment stériles, comme celles inondées lors des grandes tempêtes de 99. La propriété d’aération des sols est aussi mise à contribution sur les terres argileuses. Des études ont été menées pour mettre en évidence le rendement des cultures mais, à part sur la culture du colza, rien n’a vraiment été démontré.

L’utilisation de déchets de plâtre en agriculture est cependant sujette à polémique. Pour les chutes de pose sur les chantiers de construction, sous réserve qu’il soit parfaitement isolé et trié d'autres déchets, on peut admettre une composition très proche du gypse naturel. Les additifs utilisés dans la fabrication des produits à base de plâtre sont d’origine naturelle comme l’amidon qui ne présente aucun danger pour l’environnement et est parfaitement biodégradable. Par contre pour les déchets de démolition on ne peut pas avoir la même certitude car des matériaux d’origine exogène sont mélangés aux déchets de plâtre et ils ne présentent pas la même innocuité. C’est pour cela qu’il n’est pas recommandable de valoriser les déchets de chantier en agriculture.

L’utilisation en agriculture des déchets de plâtre venant des chantiers n’est pas recommandable pour des questions d’innocuité, aucune procédure de tri poussé ne s’effectuant en amont.

La fabrication du ciment

Le gypse est ajouté à hauteur de 3 à 5% dans le clinker après cuisson des crus qui sont des mélanges d’argiles et de calcaire. L’addition de gypse au clinker a pour but de régulariser la prise du ciment, notamment de ceux qui contiennent des proportions importantes d’aluminate tricalcique. Grâce à ce gypse, la prise du ciment, c’est-à-dire le début de son durcissement, s’effectue au plus tôt une demi-heure après le début de l’hydratation. Sans gypse, la prise serait irrégulière et pourrait intervenir trop rapidement.

Il est possible de substituer le gypse naturel par des déchets tels les carreaux de plâtre. La composition est proche et cela ne perturbe pas le processus de prise. Par contre même avec des déchets de plaque de plâtre dont on a séparé le carton, les cimentiers préfèrent éviter jusqu’à présent leur utilisation par crainte d’effet négatif à terme. Il reste en effet toujours un peu de carton qui perturbe la prise. Le prix demandé est en général de 20 à 30 euros la tonne entrée de cimenterie.

Pour des questions de qualité, seuls les déchets de carreaux de plâtre propres ou des déchets de plâtre industriels peuvent être utilisés dans les cimenteries.

Le recyclage des déchets à base de plâtre dans la plaque de plâtre

Le recyclage des déchets de plâtre est une voie qui est utilisée depuis longtemps dans certain pays comme le Canada, qui ont interdit le stockage des déchets de plâtre dans les centres d’enfouissement pour éviter les nuisances olfactives. En Europe, le Danemark a anticipé la transposition des directives permettant à une société locale de développer une technologie de recyclage mobile. On peut qualifier deux types d’ateliers de recyclage :

Les ateliers internes dans les usines de plaques de plâtre

La quasi totalité des usines françaises de fabrication de plaques de plâtre est équipée d’atelier de recyclage interne. Les producteurs de plaques confrontés à des problèmes d’exutoires locaux et/ou souhaitant s’affranchir de la dépendance des grands groupes gérant les ISDND ont anticipé la réglementation et recyclent leurs rebuts dans la fabrication de leurs plaques depuis le début des années 90 pour certains. Ces rebuts peuvent représenter jusqu’à 4% de la production qui varie entre 250000 et 450000 tonnes/an/usine.

La technologie utilisée est, pour certains ateliers, relativement rudimentaire mais cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas suffisante, les broyeurs des usines en aval pouvant s’occuper de préparer la matière après qu’elle ait été mélangée au gypse naturel. En première étape, on introduit, via une trémie, les déchets dans un broyeur à vis sans fin qui écrase la matière. Un second broyeur, la plupart du temps à couteaux, broie plus finement la matière. On passe ensuite dans un tamis qui écarte les gros morceaux de carton résiduaire. Cette dernière étape peut être suivie ou remplacée par un surbroyeur qui garantit l’homogénéité du recyclat.

Les ateliers externalisés

Externaliser l'activité de recyclage est possible aujourd'hui. En Europe quatre entreprises proposent à présent leurs services. Pour la plupart la technologie utilisée bien que brevetée n'est pas très complexe et relève des techniques minéralogiques classiques. Une véritable innovation vient cependant d'être réalisée par NANTET LOCABENNES (groupe SERFIM) qui a mis au point un procédé très innovant capable de traiter les fractions les plus difficiles à savoir les complexes de doublages. L'externalisation se justifie pleinement dans ce dernier cas puisque les déchets non recyclables (PSE, laines minérales... )induiraient trop de nuisances et une logistique trop complexe à mettre en oeuvre dans les usines de fabrication de plaques de plâtre.



La qualité des déchets à l’entrée

La qualité demandée est très stricte car les principaux ateliers de recyclage possèdent une technologie adaptée aux rebuts de fabrication et non aux déchets de chantiers. Le cahier des charges est donc élaboré pour obtenir une qualité proche des rebuts de fabrication.

Deux choses importantes sont à retenir. Les complexes de doublages, plaque + laine de verre ou polystyrène expansé ne pouvaient pas être traités jusqu'à récemment. Un procédé a été mis au point par la société NANTET LOCABENNES, basée à Francin (73), et une première unité de traitement est en fonction proche de Chambéry. Cela constitue une avancée importante puisque les complexes représentent tout-de-même près de 20% des volumes de plaques mis sur le marché.

Les plaques ou carreaux hydrofuges posent d’énormes problèmes au recyclage, surtout lorsque l’agent hydrofugeant utilisé est le silicone. Après cuisson celui-ci a la propriété de casser les mousses introduites pour réguler la densité des plaques. La conséquence d'une trop forte présence est la production de produits non conformes qui devront être recyclés.

Il est à noter que la séparation du carton est impérative si le taux de recyclat passe un certain seuil. Dans ce cadre, les plaques dont le carton a été mélangé avec le gypse (spécifité d'un seul fabricant en Europe) ne sont pas recyclables sur les ateliers de recyclage existants en France.

La qualité du recyclat

En fonction de la technologie, la qualité du recyclat est plus ou moins proche de celle du gypse naturel. Il subsiste un pourcentage de carton qui doit rester inférieur aux normes fixées par chaque usine pour ne pas dégrader la production. Le carton peut, en fonction de ses caractéristiques, être recyclé dans du papier ou éventuellement être composté.

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